Cloud Workstations - Pourquoi faut-il s'attendre à leur généralisation ?

Quentin Choulet
April 22, 2021
Temps de lecture :
8
min.


Les workstations (ou stations de travail) sont des ordinateurs particulièrement puissants, conçus pour des applications métiers lourdes et gourmandes en ressources. Elles sont très répandues dans les milieux professionnels de l’ingénierie, de l’architecture, du jeu vidéo ou de la production audiovisuelle.


Mais plusieurs mutations viennent bousculer le modèle des workstations “physiques” professionnels : 

  • Démocratisation des services Cloud adaptés
  • Besoins réguliers de mobilité ou d’accès distant
  • Concurrence grandissante des PC grand publics
  • Protection accrue des données sensibles face aux risques cyber…


… et deux chiffres le démontrent bien : les ventes de PCs en 2020 n’ont augmenté “que” de 5%, contre plus de 95% pour le “Desktop-as-a-Service” (Cloud PC).

Avec un bon déploiement, les workstations cloud apportent des avantages non négligeables qui transforment lentement le paysage IT professionnel. 


Alors, quels sont les avantages et nouveautés des cloud PCs ? 


Workstations cloud vs. workstations locales

Les workstations dans le cloud sont conçues d’emblée pour répondre aux mêmes besoins que ceux des stations de travail physiques. La raison étant qu’une station de travail dans le cloud s’appuie sur un serveur à architecture ultra-haute-performance, régulièrement mis à jour et amélioré. Le fournisseur ajoute ensuite une couche de virtualisation pour compartimenter cette puissance sous forme de PC virtuels selon les besoins de chaque utilisateur.

Les stations Cloud sont toujours à jour et surtout modulables, avec les projets.


L’utilisateur accède à sa workstation virtuelle via une connexion internet standard et un logiciel client. Ce dernier peut être lancé depuis un ordinateur portable peu puissant, un smartphone ou un boîtier de connexion (client léger) comme l’omnyPod.

Les pré-requis réseau actuels sont également bien plus accessibles. Une très bonne expérience “remote desktop”, avec une latence imperceptible ou difficile à distinguer d’un poste local, peut être atteinte avec les configurations réseau suivantes : 


  • Minimale - 2 Mbps
  • Recommandée - 7 Mbps
  • Très haute qualité - 20 Mbps


Mais les workstation cloud vont bien au-delà du cahier des charges initial, et proposent des avantages supplémentaires qui justifient la forte croissance du marché depuis quelques années.


Un temps de gestion divisé par 8 grâce au cloud


Les workstations cloud font partie des services de type Platform as a Service (PaaS). La gestion de l’hardware (entrepôts et serveurs), de sa mise en réseau et de l’OS sont externalisées et confiées à une ou plusieurs entreprises tierces spécialisées. 

L’utilisateur n’a que ses applications à gérer sur un bureau virtuel dédié. On parlera cependant de Desktop as a Service (DaaS), terme propre aux services de cloud PC (ou cloud desktop).


Les avantages ? 

  1. Moins de temps pour la maintenance de l'infrastructure, plus pour son amélioration
  2. Fini les mises à jour système intempestives qui génèrent des "downtime"
  3. Fini les déménagements qui paralysent temporairement l’activité


Or, les chiffres actuels sont déroutants. La perte de productivité associée à la maintenance et aux réparations d’un seul poste, fixe ou portable se chiffre en dizaine d’heures par an (Techaisle, 2019) :

  • 75 heures annuelles pour un PC de moins 4 ans 
  • 196 heures annuelles pour un PC de 4 ans et plus


De plus, le cloud simplifie et accélère grandement la gestion IT (Sangfor, 2019) :

  • 1 administrateur peut dans le cloud gérer jusqu’à 1 000 postes en simultané 
  • La rapidité de dépannage est multipliée par 8


Une réduction du TCO de -50%


Optimisation des coûts

Les workstations Cloud proposent généralement un mode de facturation Pay-As-You-Go.

Le principe : une entreprise ne paye qu’au prorata du temps d’utilisation des bureaux virtuels Cloud - le plus souvent à l’heure et selon la puissance de calcul réservée. 


On passe alors d’un modèle de dépense CAPEX (Capital Expenditure) à OPEX (Operational Expenditure). Plus efficace et plus transparent, il contribue à une meilleure maîtrise des coûts. D’autant que selon une étude du Gartner Group de 2019 :

  • La durée de vie moyenne d’une workstation “haute performance” (composants graphiques) est de 4 ans
  • Le prix d’achat représente en moyenne 30% du TCO (Total Cost of Ownership)
  • Le coût de maintenance annuel d’un poste (temps passé, dépenses matérielles et services) variera de 1 500 € à 3 000 €


Au contraire, dans un modèle DaaS, une entreprise n’a plus à investir dans :

  • Infrastructures serveurs (on-premise ou off-premise)
  • Mise en réseau des infrastructures
  • Achat de licences OS
  • Ressources associées à la mise en place et au bon fonctionnement infrastructures
  • Provisions pour l’obsolescence


Et c’est tant mieux !

Et en plus de cela, les fournisseurs de PC Cloud offrent la possibilité aux entreprises d’accroître ou de réduire facilement leur capacité.

Par exemple, elles pourront déployer rapidement davantage de machines virtuelles pour répondre à un pic d’activité (scaling out), ou équiper ponctuellement une machine existante d’une cloud GPU haute-performance pour un calcul complexe (scaling up). Les workstations cloud sont hautement élastiques, avec une scalabilité horizontale et verticale inégalée. 


Bilan : un TCO réduit d’au moins 50%, et une agilité financière accrue.


Une sécurité des données et matérielle améliorées


Les workstations Cloud présentent des avantages structurels innés concernant la sécurité :

  • du matériel (coût d’une perte ou d’un vol estimé à 42 000 € selon Atempo)
  • des données (+255 % des attaques par rançongiciels en 2020 selon l’ANSSI)


Côté sécurité matérielle, les risques sont multiples. Que faire si un collaborateur en déplacement se fait voler son PC portable ? Ou s’il y a un incendie dans les bureaux ?

Le problème vient du fait que la donnée est liée à l’équipement utilisé et transporté. Et si l’équipement est vulnérable, alors la donnée l’est aussi. 

Les workstations cloud minimisent cette vulnérabilité en découplant la donnée de l’équipement manié. Ce dernier (PC léger, smartphone, omnyPod…) et le logiciel client ne stockent localement aucune information. 

Quant aux datacenters hébergeant la donnée, il est nécessaire de se renseigner sur les systèmes de secours et de redondance, notés de Tier 1 à Tier 4. Ils garantissent une haute-disponibilité (jusqu’à 99,995 %) et sécurisent la donnée par des backups, dans le meilleur cas, “à froid” (sauvegardes déconnectées du réseau).


Côté cybersécurité, le cloud offre aussi des contre-mesures efficaces. 

La redondance et les sauvegardes quotidiennes permettent une reprise d’activité rapide après un sinistre ou une attaque, sous quelques heures à peine. De plus, le client crée un point d’accès isolé du bureau virtuel. Il n’y a donc aucune sortie de données, et toute tentative de piratage serait rapidement déjouée grâce aux pare-feux et logiciels antiviraux.


En conclusion, les workstation Cloud résolvent définitivement de nombreux problèmes de sécurité propres aux machines physiques et au stockage local.

Vers un nouveau paradigme de la mobilité des workstations ?

Si puissance était auparavant associée à immobilité, la croissance de la bande passante internet (box, mobile & satellite) ouvre la voie à de nouvelles pratiques. 

La démocratisation du télétravail - de 260 à 580 millions d’adeptes en 2020 selon l’OIT - pousse les entreprises à étudier ces nouvelles pratiques et proposer des alternatives à leurs salariés.


Mais peut-on facilement concilier ces nouvelles solutions avec les équipements existants et faciliter leur adoption ? La réponse, en 2021, est oui.


Zoom sur une solution innovante permettant de transformer son smartphone Android ou Windows en PC portable, voire en workstation mobile haute-performance.


Le Mirabook de Miraxess, pensé pour la mobilité


Les smartphones sont un outil professionnel incontournable, et disposent aujourd’hui d’une puissance de calcul largement suffisante pour effectuer les tâches de bureautique les plus classiques. À titre d’exemple, le dernier Samsung S21 dispose de 8 Go de RAM, d’un CPU 8-coeurs de ~2.5 GHz, et d’une GPU équivalente à une carte PC de 2013.

Mirabook
Le Mirabook, client ultra-léger

Avec le Mirabook et l’application Samsung DeX, votre smartphone Android se transforme en PC portable ultra-léger, ultra-mobile et durable. Les économies possibles sur un parc IT sont considérables, et les avantages nombreux :

  • Productivité et mobilité accrues
  • Sécurité renforcée, car le piratage s’avère plus difficile sur mobile
  • Efficience énergétique et downsizing des équipements

Plus d'informations ici


Mais comment faire lorsqu’il faut effectuer des tâches plus gourmandes en ressources ?


Des workstations nouvelle génération ultra-mobiles


Nous avons mentionné plus haut qu’un smartphone suffisait pour lancer un client permettant d’accéder à un PC cloud ou à une solution Desktop as a Service (DaaS). 

Par conséquent un smartphone supporte le maniement d’une workstation cloud, la rendant de facto extrêmement mobile.


En combinant une solution comme le Mirabook de Miraxess et les GPU Workstations d’Omny Cloud, on obtient des stations de travail ultra-mobiles : équipement léger mais très haute-performance grâce au cloud.

En effet, un DeX laptop comme le Mirabook représente un complément d’équipement parfait pour faire tourner le client Omny de façon légère et ergonomique.


On saisit alors toute la versatilité du DaaS et des workstations cloud, qui ont certainement de beaux jours devant eux...


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